Abri

Abri #1, photographie noir et blanc, tirage manuel sur papier rc, 30 cm x 30 cm
Abri #2, photographie noir et blanc, tirage manuel sur papier satiné ilford, 80 cm x 80 cm, 2014                                        Collection du fond municipal d’art contemporain de Rennes
Abri #3, photographie noir et blanc, tirage manuel sur papier rc, 30 cm x 30 cm
Abri #4, photographie noir et blanc, tirage manuel sur papier rc, 30 cm x 30 cm, 2014
Abri #5, photographie noir et blanc, tirage manuel sur papier rc, 30 cm x 30 cm, 2014
Abri #6, photographie noir et blanc, tirage manuel sur papier rc, 30 cm x 30 cm, 2014

Cette série est inspirée d’une photographie en surimpression tirée  de mon album de famille. Mes parents et leurs amis proches se marient sur la même image alors que leur mariage a lieu à plusieurs semaines d’intervalle. Ce problème technique de réarmement, courant dans les années 70, avec l’utilisation d’appareils manuels superpose deux temps photographiques. La surimpression donne à voir une image incontrôlable (lorsqu’elle est réalisée avec un appareil argentique et sans logiciel d’image). Même en utilisant une cellule pour mesurer la lumière, il est difficile de dire comment apparaîtront les deux couches, les deux prises de vues. Cet accident de la photographie amateur est devenu mon procédé. C’est ainsi que j’ai décidé de travailler avec mes proches sur des mises en scène dans leurs espaces de vie et de réactiver cette technique.

Je réalise donc  un premier cliché d’un personnage face à la fenêtre, puis j’opère une surimpression de ce portrait avec le paysage visible depuis cette même fenêtre. La surimpression directe, impose une part de hasard même si je cherche à faire des ajustements précis, des rencontres et surtout une fusion entre le paysage et l’espace habité. La lumière vive vient rehausser les espaces sombres et permettre de réaliser une image symbolique que peut constituer lafamille et la communauté c’est à dire un espace permettant de s’abriter et de s’ouvrir.